10 ans vs 15 ans : deux approches très différentes face à l’argent
Par Eva - 12/3/25

Il est important d’adapter l’apprentissage de la gestion de l’argent à chaque âge. Pour les plus jeunes, il faut des outils à la fois ludiques et éducatifs, tandis que pour les adolescents, il est essentiel de leur offrir un peu plus de liberté, mais toujours sous un encadrement bienveillant. Notre objectif est d’aider les enfants à acquérir les bonnes compétences pour gérer leur argent de manière autonome, tout en les accompagnant avec sérénité dans chaque étape de leur apprentissage.
Quand on parle d'argent avec un enfant de 8-10 ans ou avec un ado de 15-16 ans, on se rend vite compte que ce n'est pas du tout la même approche. Leur façon de gérer l'argent, leurs priorités et même leur manière de voir les dépenses n'ont rien à voir. Et c'est normal, ils ne vivent pas du tout la même réalité.
Les plus jeunes : l'argent, c'est pour le plaisir immédiat
À 8 ou 10 ans, l'argent sert surtout à se faire plaisir. Un paquet de bonbons, un jouet ou un gadget qui brille, c’est l’objectif numéro un. Pas vraiment de réflexion derrière, juste l'envie du moment. Ils ne pensent pas à économiser ou à planifier. Pour eux, l'argent est là pour être dépensé tout de suite.
À cet âge, ils sont hyper influencés par ce qu'ils voient autour d'eux : les pubs à la télé, les copains qui ont tel ou tel jouet, ou même les vitrines qui attirent l'œil. Ça reste très spontané et assez innocent. Ils ne se posent pas de questions sur la valeur de ce qu'ils achètent, c’est juste un coup de cœur.
Les parents, premiers guides
Du coup, les parents ont un rôle super important. Plutôt que de leur laisser de l'argent sans explications, c'est bien d'en profiter pour leur apprendre doucement ce que ça représente. Par exemple, leur proposer de choisir entre plusieurs petites choses ou de garder de côté pour un truc plus gros peut déjà leur donner un petit aperçu de ce que c’est que faire des choix.
Et puis, pour que ça reste motivant, on peut rendre ça ludique. Genre une tirelire transparente pour voir les économies grandir, ou un défi pour économiser un peu chaque semaine. C'est pas encore de la gestion de budget, mais ça plante des petites graines.
Les ados : entre autonomie et influence sociale
À 15 ou 16 ans, on change complètement de perspective. Là, l'argent ne sert plus juste à acheter des bonbons. C'est souvent pour des choses plus significatives : un nouveau téléphone, une sortie avec les potes, ou même économiser pour un gros projet. Ils commencent à piger qu'il y a une différence entre "j'en ai vraiment besoin" et "j'en ai juste envie".
Mais l'influence reste énorme, surtout avec les réseaux sociaux qui dictent pas mal de tendances. Les marques, les influenceurs, les potes... Tout ça pèse dans la balance. Même s'ils savent que certains placements de produits sont un peu forcés, la pression est forte pour ne pas être "à la traîne". Parfois, ça les pousse à faire des choix impulsifs juste pour coller au groupe.
Gérer la liberté sans perdre le contrôle
Les ados, ils veulent gérer leur propre argent et ça se comprend. Mais leur donner trop d'autonomie d'un coup, ça peut vite mener à des erreurs. L'idée, c'est de les responsabiliser sans tout leur laisser. Par exemple, fixer un budget mensuel pour leurs dépenses perso, tout en les laissant faire quelques erreurs, c'est formateur.
Plutôt que de juger leurs choix, c'est mieux d'en discuter après coup. Pourquoi cet achat-là ? Ça valait vraiment le coup ? Sans être moralisateur, juste pour les amener à réfléchir. Ça permet de développer un peu leur esprit critique sans leur donner l'impression d'être fliqués.
Deux âges, deux visions, mais un même apprentissage
Au fond, entre 10 et 15 ans, la manière de voir l'argent évolue énormément. Au début, c'est léger, spontané, sans prise de tête. Puis, ça devient plus complexe, avec des influences qui se multiplient et des choix qui se diversifient.
Pour les parents, le défi, c'est de s'adapter à cette évolution. À 10 ans, on encadre, on explique, on montre l'exemple. À 15 ans, on conseille plus qu'on n'impose, en leur laissant un peu de marge pour tester et se tromper.
L'important, c'est d'accompagner sans brider. D'apprendre de manière progressive, en restant ouvert au dialogue. Parce qu'au final, que ce soit pour un paquet de bonbons ou un nouveau téléphone, ce sont toutes ces petites expériences qui forgent leur rapport à l'argent.




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